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Déméter-Coré

Articles avec #interventions

DONNER LA VIE : LA PARENTALITE

31 Mai 2017, 06:44am

Publié par association Déméter-Coré

Notre enquête "DONNER LA VIE AUJOURD'HUI" devait s'achever par une conférence-débat sur les questions de PARENTALITE, le 21 juin, avec Régine Scelles de la Fédération nationale des Ecoles de Parents

Nous reportons ce débat au mois d'octobre.

Une liste d'inscription est ouverte. Inscrivez-vous à association.demeter.core@gmail.com

 

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LA MEDICALISATION DE LA NAISSANCE

19 Avril 2017, 06:17am

Publié par association Déméter-Coré

LA MEDICALISATION DE LA NAISSANCE

Après avoir questionné le désir ou le non désir d'enfant, DEMETER-CORE propose de conjuguer LA NAISSANCE à tous les temps : comment naissait-on hier, comment naît-on aujourd'hui et comment naîtra-t-on demain.  Un thème se retrouve dans tous ces temps, c'est celui de LA MEDICALISATION qui est aujourd'hui questionnée, parfois vivement.

Pour lancer le débat, nous avons invité le Dr Paul Cesbron, gynécologue obstétricien, membre de la Société d'Histoire de la naissance. (http://www.societe-histoire-naissance.fr/

Il réagira aussi aux résultats du  sondage de DEMETER : "DONNER LA VIE"

Réservez votre place par la rubrique CONTACT ou à association.demeter.core@hotmail.fr

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EN COMPLEMENT DE LA CONFERENCE DU 30 MARS

1 Avril 2017, 13:57pm

Publié par association Déméter-Coré

Si vous n'avez pas pu assister à la conférence : POURQUOI DONNER LA VIE ? le 30 mars, vous pouvez patienter jusqu'à la mise en ligne de la vidéo sur YouTube.

Mais vous pouvez aussi recevoir, dès maintenant, le power point de Zoë DUBUS : "CHILD FREE" sur simple demande par mail à association.demeter.core@gmail.com

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8 mars 2017 à Aix en Provence

16 Février 2017, 19:01pm

Publié par association Déméter-Coré

DEMETER-CORE prépare ses 2 interventions              

pour LA JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES

                        une conférence-débat et un stand à la Rotonde

8 mars 2017 à Aix en Provence
8 mars 2017 à Aix en Provence

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FEMINISMES EN 2016

14 Mars 2016, 14:28pm

Publié par association Déméter-Coré

Yvonne KNIBIEHLER souhaite partager avec vous le TEXTE DE SA CONFERENCE pour la journée des femmes organisée par la mairie d'Aix en Provence, le 12 mars 2016. N'hésitez pas à réagir, commenter, nous écrire. Les idées sont vivantes...

Notre association DEMETER-CORE, en collaboration avec plusieurs associations marseillaises, a lancé en septembre dernier un sondage par questionnaire sur le thème : "Qui est féministe en 2016? Que veulent les féministes aujourd'hui?". Les résultats sont plutôt décevants : les réponses sont peu nombreuses, très brèves, venant rarement de jeunes. Et toutes se bornent à répéter les formules anciennes : égalité des droits, parité des engagements... De toute évidence, nous étions en décalage : nous prêtions aux enquêté(e)s nos propres soucis, nos propres interrogations nos ruminations d'intellectuelles. Pour déceler des mouvements profonds de sensibilité, il fallait trouver d'autres modes d'approche.

Nous avons donc amorcé, un peu à tâtons, deux démarches. Première démarche, nous avons feuilleté les magazines populaires, et nous avons parcouru les sites, les blogs et les forums d'internet. Là, nous avons effectivement trouvé les griefs, les préoccupations, les aspirations des jeunes femmes, libérées par l'anonymat. Elles ne se disent pas féministes, et ne se demandent même pas si elles le sont. Mais leurs propos contiennent pas mal d'éléments capables d'inspirer des féministes militantes. Deuxième démarche, nous avons tenté d'observer les associations féminines/féministes qui existent, bien plus nombreuses et diverses que nous ne pensions : quels objectifs déclarent-elles? quelles actions entreprennent-elles? avec quels résultats? Nous avons constaté qu'effectivement, là aussi, un renouvellement s'opérait.

Nos investigations ne font que commencer, et elles ne seront jamais terminées... parce que la vie c'est le changement ! Nous saisissons avec joie l'opportunité qui nous est offerte d' en débattre avec vous, et nous en remercions chaleureusement K. Silvestre et la municipalité d'Aix-en-Provence . Celles, ceux d'entre vous qui souhaiteraient s'associer à nos travaux seront les bienvenu.e.s (laissez-nous vos coordonnées). D'ailleurs, nous organiserons prochainement à Marseille, les 19 et 20 avril, des Rencontres, en collaboration avec plusieurs autres associations, sur ce même thème : Les féminismes aujourd'hui et demain. Transmission et débats (distribuer le programme).

Malgré le manque de recul, nous avons rassemblé quelques éléments utiles. Je vous les soumets, sous forme d'une réflexion en trois étapes. Primo : Quels changements sont perceptibles dans le féminisme actuel? Secundo : Pourquoi devient-il nécessaire de repenser le féminisme ? Tertio : Dans l'avenir proche, comment renouveler les modes d'intervention du féminisme?

I. Le féminisme en 2016.

Je dis "le féminisme", je ferais mieux de dire "les féminismes", car le mouvement a toujours été complexe, divisé, pluriel. C'est inévitable puisqu'il exprime les aspirations de personnes différentes, selon leur milieu d'origine, leur éducation, leurs convictions, leurs activités. Pourtant, durant les années 1960-1970, un grand élan commun entrainait militantes et militants, ce qui donnait au féminisme une unité, une présence et une force irrésistibles. Cet élan commun a disparu, et du coup, le féminisme, en tant que mouvement social, a perdu toute visibilité. Bien des gens, surtout les jeunes, en concluent qu'il n'existe plus, que son temps est passé. Nous croyons, bien au contraire, qu'il garde toutes ses raisons d'être. Certes il est plus divisé que jamais, éparpillé en quelque sorte, mais cela lui permet de s'infiltrer partout, sous les formes les plus diverses. Cette diversification est repérable à la fois dans le comportement des individus et dans celui des associations.

1. Commençons par les réactions individuelles.

Les nouvelles générations sont tout aussi exigeantes que nous, mais elles ont d'autres préoccupations : non plus acquérir des droits, mais profiter des droits acquis. On assiste partout à une forte poussée d'égocentrisme. Affranchies de tout sentiment d'infériorité, chacune pense d'abord à soi, à sa liberté, à son bien-être ; elles veulent disposer de leur corps d'abord pour en jouir: séduire, aimer, être aimée, varier les plaisirs, et cela de plus en plus jeunes. Ce qui nous a surprises c'est de découvrir un retour vers la "féminité", sans se soucier de la définir, sans craindre de bafouer les principes de leurs mères (qui cherchaient surtout à égaler les hommes). Ayant appris à "ne pas se laisser faire", elles se montrent exigeantes dans leurs relations de couple, elles ont souvent de la peine à fonder un couple stable. Résultat : le nombre des mères qui élèvent seules leurs enfants augmente, et beaucoup vivent dans la précarité matérielle et psychologique; certaines se hâtent de "recomposer" une famille, à tous risques...

Autre constatation : au mépris de tous les encouragements, les filles qui font des études hésitent à se lancer dans des filières dominées par les garçons. Elles redoutent la compétition, les conditions de travail trop lourdes; elles préfèrent assurer l'équilibre de leur vie privée, rester disponibles pour pouvoir s'occuper de leur foyer, de leur conjoint, de leurs enfants. Elles choisissent, encore et toujours, des "métiers de femme", ou des emplois de faible responsabilité; elles ne souhaitent pas devenir "des hommes comme les autres". Parmi les plus modestes, certaines vont jusqu'à dire : " Nos mères ont eu de la chance, leur mari les nourrissait, elles pouvaient rester bien tranquilles à la maison. Alors que moi je trime tous les jours, pour gagner trois fois rien, et je ne peux pas m'occuper de mes enfants". Ces femmes travaillent par nécessité, non pour être autonomes. Ce qui pose une question : la deuxième vague féministe a-t-elle "libéré" toutes les femmes, ou a-t-elle imposé de nouvelles normes?

Autre exemple difficile à entendre pour les occidentales . De jeunes musulmanes arborent le voile islamique en disant : "J'ai le droit de m'habiller comme je veux. J'affirme ma liberté". Rappelons que les musulmans n'ont pas inventé le voile : dans l'Antiquité, les Grecques, et les Latines, ainsi que les juives, et plus tard les chrétiennes se couvraient dans les lieux publics . A l'opposé, les femen actuelles manifestent torse nu. Ces comportements interrogent la "pudeur féminine". Est-ce une prison, imposée par la jalousie masculine? Ou est-ce un refuge pour celle qui redoute les familiarités abusives? Où commence la provocation?

Retenons l'aspect positif de ces nouvelles attitudes : chacune s'approprie le féminisme à sa manière. Cela ne dispense pas les féministes déclarées de réfléchir sur ces questions

2. Regardons maintenant du côté des associations.

A Marseille, en 2010-2012, plus de 500 associations féminines étaient déclarées. Même si bon nombre d'entre elles ont sans doute cessé toute activité, cette prolifération prouve déjà la vitalité du féminisme . Car c'est bel et bien le féminisme qui a fait naître les associations féminines. Avant lui, l'institution familiale séparait les femmes, chacune chez soi, sous le contrôle d'un père ou d'un mari; elles ne pouvaient guère discuter entre elles de leurs intérêts communs. Les premières associations féminines datent de la Révolution française. Depuis les femmes ont appris de mieux en mieux à se regrouper pour réclamer leurs droits. Aujourd'hui, certaines associations récentes très combatives se proclament féministes. D'autres, également très actives, et très efficaces, se bornent à choisir un objectif précis et lui consacrent toute leur énergie : lutte contre les violences faites aux femmes, défense de la laïcité, égalité des salaires, parité en politique, etc. Cette spécialisation est excellente : elle oblige les militantes à acquérir des savoirs, des compétences, une assurance, qui en imposent aux pouvoirs publics. Non seulement ces associations réussissent à démanteler peu à peu les privilèges masculins, mais elles alertent l'opinion publique et la font évoluer. Cette diversification ne les dispense pas de se rencontrer , pour s'informer mutuellement et faire le point de l'actualité. C'est ce que nous faisons ici aujourd'hui.

Bravo ! Le ciel s'éclaircit ! Et pourtant, déjà, de nouveaux nuages s'amoncèlent. D'une génération à l'autre, le monde change, les conditions d'existence se modifient. Nous ne pouvons pas empêcher ces évolutions (répétons-le : la vie humaine c'est le changement); mais nous pouvons, nous devons tenter de prévenir des dérives funestes. Et pour y réussir, nous devons inventer de nouvelles stratégies. Certes le fondement originel du féminisme reste immuable. Il s'agira toujours et partout d'empêcher la subordination des femmes et du féminin. Mais nous devons apprendre à repérer les nouveaux défis, et à y répondre.

II. Les nouveaux défis.

A mon sens, trois défis sont aujourd'hui particulièrement préoccupants : les migrations, la définition du "genre", les mutations de la parentalité.

1. Les migrations ne sont pas nouvelles, mais elles sont vécues dans un nouveau contexte historique. Le problème de la cohabitation des cultures, naguère masqué par la prétendue "intégration", ne va plus de soi. La France est laïque, les autres états occidentaux acceptent la liberté de pensée. Or tous accueillent des immigrés très attachés à leurs religions et coutumes traditionnelles. La rencontre provoque des affrontements dont les femmes sont presque toujours les principales victimes (notamment à propos du voile...).

Plus généralement, la diversité des cultures à travers le monde pose des problèmes inédits. Peut-on être féministe de la même manière au Nigéria et en Suède? Il faut mettre au point des modes d'action tout à fait différents selon les lieux et les moments. Un exemple : la lutte contre l'excision n'est pas nouvelle, mais dans certains cas, il s'avère qu'elle doit être conduite avec prudence, faute de quoi, elle provoquera des crispations identitaires : les féministes seront taxées de néocolonialisme, et rejetées en bloc...

2. Le mot "genre" a été doté de nouvelles significations grâce au progrès des sciences humaines. Les chercheurs ont démontré que le sexe biologique n'impose rien, les genres, féminin et masculin, sont le produit de la culture et de l'éducation . Les sociétés patriarcales ont élevé les filles et les garçons de manières différentes, en vue de leur imposer des tâches différentes, quels que soient les goûts et les aptitudes de chacune, de chacun . Et les tâches féminines ont toujours été subordonnées, dévalorisées Pour progresser vers l'égalité, il faudrait d'abord "déconstruire" ces modèles contraignants. Mais quels sont les meilleurs moyens d'une "déconstruction" efficace? Les tentatives récentes du ministère de l'Education pour rajeunir les programmes scolaires ont provoqué un violent conflit. Les opposants ne sont pas tous de bonne foi, ils défigurent sciemment les intentions du projet ministériel. Cependant ils obtiennent aisément l'adhésion des communautés conservatrices (tant catholiques que juives ou musulmanes) et d'une large part des couches populaires, toujours très attachées à la famille traditionnelle. La déconstruction des genres, en effet, autorise les revendications des homosexuels, bisexuels, transsexuels, elle justifie le mariage entre personnes de même sexe, ainsi que leur accès à la parentalité. Innovations déconcertantes, pour bien des gens.

3. Le troisième nouveau défi, ce sont justement les mutations de la parentalité (elles mobilisent tout particulièrement notre association DEMETER-CORE). Ces mutations s'accélèrent dans deux domaines : celui de la bio-physiologie et celui de l'accueil des jeunes enfants.

Dans le domaine physiologique les progrès galopants des sciences et des techniques médicales nous embarquent toutes et tous dans un immense changement de civilisation dont nul ne peut prévoir l'issue. L'enfantement est de plus en plus dissocié non seulement de l'union sexuelle, mais aussi du corps de la mère. La fécondation in vitro permet la production d'embryons en éprouvette; ensuite un embryon peut être implanté dans n'importe quel utérus. Les médecins savent aujourd'hui pratiquer la greffe d'utérus, même dans le ventre d'un homme. D'ailleurs ils annoncent la mise au point d'un utérus artificiel pour dans moins d'un siècle, c'est-à-dire demain. Est-ce l'ultime condition de la libération réelle des femmes? Exonérées de la grossesse et de l'accouchement, deviendront-elles des hommes comme les autres? Et que feront les hommes de ces techniques qui leur permettront de se passer des femmes pour avoir des enfants?

Quant à l'accueil des jeunes enfants (autre moment de la parentalité) il pose problème depuis que les mères travaillent. Rappelons d'abord une exploitation scandaleuse. Nombreuses sont les jeunes femmes, venues d'Afrique ou/et des Philippines, qui se séparent de leurs propres enfants pour venir soigner ceux des Occidentales. Comment réagir?

Autre innovation préoccupante : l'accueil des jeunes enfants, est en voie de professionnalisation. Les jeunes mères ont toujours eu besoin d'être aidées. A défaut d'aide familiale, les plus aisées recrutaient des nounous et des bonnes d'enfant, qu'elles rétribuaient, et sur qui elles gardaient toute autorité. Au temps du baby boom, encore, l'accord se faisait souvent entre femmes, de gré à gré. Ensuite les pouvoirs publics ont imposé leur contrôle : celles qui accueillent des jeunes enfants doivent être agréées par la PMI, et recevoir une formation qualifiante; c'est vrai non seulement pour le personnel des crèches, mais aussi pour les "assistantes maternelles", qui reçoivent les enfants chez elles. A la mère, aucune formation n'est proposée . Des conflits peuvent s'ensuivre. Ajoutons que pour répondre à une demande croissante, l'Etat a permis aux entrepreneurs privés de proposer leurs services, en vue procurer aux parents, contre rétribution, des auxiliaires de qualité garantie. Cette "marchandisation" est dans la logique de notre société néolibérale. Elle a l'inconvénient d'installer une concurrence qui fait monter les prix : les meilleurs services sont les plus coûteux. Les inégalités sociales s'aggravent.

Face à ces changements, les féministes semblent muettes. Sans doute parce qu'elles en restent à une conception égocentrique de la maternité. "Un enfant si je veux, quand je veux", disait-on en 68. ça ne regarde que moi. En réaction contre la maternité-destin, la maternité-devoir, encore en vigueur pendant le baby boom, le devenir mère n'était déclaré acceptable que comme épanouissement narcissique du moi féminin. Oui mais, en le réduisant à sa dimension intime, les jeunes femmes se privaient de toute réflexion collective, et de toute intervention publique. Or la maternité pèse sur les femmes bien plus que la paternité ne pèse sur les hommes. Elle constitue même un facteur majeur d'inégalité. Non seulement entre les femmes et les hommes, mais aussi entre les femmes, entre celles qui n'ont pas d'enfant et celles qui en ont. C'est de là qu'il faut partir pour "repenser le féminisme" .

III Visions d'avenir .

1. D'abord au plan familial.

Les luttes féministes ont ouvert de nouvelles perspectives pour les hommes aussi. Les mères ont fait appel aux pères pour partager les charges parentales, et les "nouveaux pères" se sont volontiers investis : ils réclament à présent plus de temps libre pour leur vie privée. Pourtant "l'égalité" reste assez utopique dans ce domaine. Il y a quelque mesquinerie à chiffrer le partage en heures, minutes, secondes, alors que chaque cas est particulier et relève en fait d'une négociation quasi quotidienne entre deux adultes de bonne volonté. L'important, pour transformer l'avenir, c'est l'éducation des jeunes : elle commence dès la naissance. Les parents "élèvent", au sens le plus noble du terme, les enfants qu'ils mettent au monde. Mais de nos jours un problème se pose à eux : l'éducation est devenue un objet de sciences à propos duquel les publications savantes se sont multipliées. Il y a là de quoi intimider les parents les plus zélés! L'accès aux savoirs indispensables devrait leur être plus facile.

Rappelons que la responsabilité maternelle s'est alourdie et diversifiée au XXe siècle. Pour trois raisons, bien connues : 1. La mère exerce l'autorité parentale à égalité avec le père. 2. C'est la femme, en dernier ressort, qui impose la vie à un enfant, en acceptant la grossesse. "L'enfant désiré" est infiniment précieux, chéri! . 3. La mère est désormais citoyenne, puisqu'elle dispose des droits politiques : elle peut donc, - et même elle doit - contribuer activement à l'aménagement de la cité au sein de laquelle son enfant grandira. Le sujet mère se superpose au sujet femme : la maternité est une fonction politique. La paternité aussi, mais les hommes l'oublient : ils se sont trop habitués à dissocier la citoyenneté de la vie familiale, à laisser la famille aux femmes. Mauvais partage ! Les femmes, les enfants, la famille, ne sont pas seulement des affaires privées!

2. Plaçons-nous ensuite dans la perspective professionnelle, puisque la plupart des mères françaises sont aujourd'hui en activité. Les métiers, les emplois, ont presque tous été agencés par des hommes, pour des hommes, puisque naguère encore, les femmes, les mères, étaient supposées ne pas "travailler". Celles qui veulent exercer une activité rétribuée, doivent entrer dans le moule du "travailleur", qui ne tient aucun compte des obligations maternelles. Une jeune mère en emploi jouit mal de l'idylle maman-bébé , elle souffre parfois cruellement de confier son tout petit à une autre personne. Tout se passe comme si on lui disait: débarrasse-toi vite de ton gosse, l'intérêt de ton employeur est prioritaire. A mon avis, les femmes s'insèrent trop docilement dans ce système, au prix d'un surmenage et d'une culpabilisation qu'elles n'osent pas avouer, de crainte d'être renvoyées définitivement à leurs casseroles. Elles devraient subvertir tous les métiers pour les adapter à leurs propres usages.

Il y a des précédents, par exemple parmi les femmes juristes, les femmes médecins et les enseignantes. Précisons ces trois exemples.

-- Les injustices du code civil n'ont pu être dénoncées et combattues que quand des femmes juristes, diplômées en droit, ont été en mesure d' affronter les hommes . Elles ont fait merveille. Entre autres victoires, je vous rappelle l'audace de Gisèle Halimi qui a osé défendre , avec une éloquence triomphale, une jeune fille et sa mère, accusées d'avortement. L'avocate a obtenu l'acquittement; en suite de quoi, les lois répressives, disqualifiées, ont pu être abolies. Je rappelle aussi le courage de Simone Veil , magistrate et ministre, qui a su mettre au point et faire voter en 1974, par une Assemblée nationale très perturbée, la loi révolutionnaire qui dépénalisait l'interruption de grossesse. Aujourd'hui, nous aurions grand besoin de juristes féministes compétentes qui sauraient piloter la réforme du code du travail!

-- Du côté des femmes médecins les actions sont moins spectaculaires, mais tout aussi importantes. Quand les facultés de médecine se sont ouvertes aux femmes, à la fin des années 1860, l'obstétrique, la gynécologie, la pédiatrie étaient entièrement aux mains des grand patrons masculins; les corps des femmes et des enfants appartenaient aux hommes. Les premières femmes médecins, aux débuts de la IIIe République, ont mis en valeur le service maternel, présentant chaque mère, comme un "fonctionnaire social" de grand mérite; elles ont plaidé en faveur du congé de maternité pour les travailleuses ; elles ont réclamé une éducation sexuelle, pour protéger les jeunes filles, et les jeunes épouses, contre les maladies vénériennes. Plus près de nous, les femmes médecins ont inventé la gynécologie médicale, qui veille sur la santé des femmes à tous les âges de la vie, pas seulement au service de la procréation. Le nombre des femmes médecins ne cesse d'augmenter, et leur cabinet devient parfois un lieu de confidences et d'entre aide. Elles sont aussi de plus en plus nombreuses dans les hôpitaux et les cliniques, où elles apprennent à écouter les doléances spécifiques du sexe faible.

-- Quant aux enseignantes, elles auraient beaucoup à faire! Je bats ma coulpe. Quand mes enfants étaient petits, j'enseignais dans le secondaire. Je n'ai jamais eu l'idée de demander l'organisation sur place d'une crèche ou d'une garderie qui m'auraient bien simplifié l'existence ! Je n'ai jamais posé un regard critique sur des programmes d'histoire qui ignoraient le féminin ! Pour commencer, il faut déraciner une idée fausse . Sous prétexte de respecter la liberté des parents, les responsables de l'instruction publique ont décidé que les enseignants se borneraient à transmettre des savoirs, les parents restant en charge de l'éducation. Partage impossible! Enseignantes et enseignants sont pour leurs élèves des adultes modèles, jugés pour leur conscience professionnelle, leur équité, leur bienveillance, et même pour leur tenue vestimentaire. Mieux encore. Beaucoup d'enseignants sont eux-mêmes parents : ils pourraient servir de trait d'union entre les familles et l'école, chercher des accords et des collaborations, afin que les enfants se sentent bien encadrés, bien suivis, sécurisés. En matière d'éducation morale et d'éducation sexuelle, il y aurait beaucoup à faire ensemble... Mères et enseignantes, parents et enseignants ont à réfléchir en commun sur tous les problèmes, difficiles, astreignants, mais inéluctables, que pose l'éducation. Chaque génération doit se sentir solidairement responsable de la suivante. Même les personnes qui n'ont pas d'enfants sont impliquées, puisque les enfants des autres paieront leur pension de retraite.

3. Au-delà du cadre professionnel et du cadre familial, toutes nos relations pourraient être illuminées par l'éclairage féministe. Sans attendre la parité, chacune doit se sentir, se vouloir à égalité d'initiative et de responsabilité avec les hommes, toujours et partout. L'égalité est d'abord une conviction intime, une motivation, et la motivation maternelle est irrésistible. Un objectif séduirait, je crois, la plupart des femmes, c'est la promotion du care, : restaurer les valeurs de soin, d'écoute , d'attention aux plus faibles, face à la brutalité d'un néolibéralisme impitoyable. Cultivons ensemble la cohésion , l'élan commun.

Le projet originel de notre association DEMETER-CORE était de cofonder un pôle permanent de recherches, d'échanges et d'entraide, dans l'aire méditerranéenne, au service des femmes - sans oublier les mères! Nos Rencontres d'avril vont dans ce sens, celui d'un rassemblement, plus militant que jamais. Nous espérons pouvoir les renouveler, en développant leurs objectifs.

Je termine en proposant ma définition du féminisme éternel. Le féminisme, c'est, tout simplement, l'autre face, trop longtemps cachée de l'humanisme. L'humanisme se donne pour fin l'épanouissement de la personne humaine. Oui. Mais les théoriciens de l'humanisme, très attachés aux valeurs universelles, ont négligé le fait que la personne humaine est sexuée : ce qui convient à l'épanouissement d'un humain ne suffit pas toujours à l'épanouissement d'une humaine. Les combats humanistes ne cessent jamais , parce que les changements sociaux font naître sans cesse de nouvelles injustices et de nouvelles inégalités entre les humains. De même les combats féministes ne connaîtront jamais de fin, parce que les changements sociaux suscitent toujours de nouvelles inégalités entre les hommes et les femmes. Un équilibre ne s'établit que quand les femmes se montrent capables d'exprimer fermement leurs désirs et leurs besoins.

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Journée de la femme 2016 à Aix en Provence

3 Mars 2016, 17:51pm

Publié par association Déméter-Coré

12 mars 2016 - journée de la femme organisée par la mairie d'Aix en Provence

12 mars 2016 - journée de la femme organisée par la mairie d'Aix en Provence

Le programme de la journée est consacré au thème :

FEMMES ET LIBERTES

Vous pourrez y retrouver Yvonne KNIBIEHLER qui fera une conférence-débat de 14h30 à 16h : Féministes et féminismes aujourd'hui et demain

RV au centre social Chateau de l'horloge - Jas de Bouffan - salle 300

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JOURNEES SPIRALE - Marseille - 2015

20 Novembre 2015, 17:02pm

Publié par association Déméter-Coré

Yvonne Knibiehler interviendra aux JOURNEES SPIRALE vendredi 27 novembre

Yvonne Knibiehler interviendra aux JOURNEES SPIRALE vendredi 27 novembre

Le prochain numéro de la revue SPIRALE, publiée par les éditions érès (Toulouse), pose une question provocante: " Les nouveaux lieux d'accueil de la petite enfance construisent-ils de nouvelles parentalités?" .

Yvonne Knibiehler apporte une réponse d'historienne. Après avoir évoqué les pratiques et les représentations qui caractérisaient la maternité traditionnelle, elle analyse les dynamiques modernes qui ont déconstruit cet héritage; puis elle tente de préciser les relations entre les mères d'aujourd'hui et les personnels qui accueillent les jeunes enfants.

Dans les anciennes sociétés, rurales et artisanes, la mère était d'abord nourricière. Non seulement elle allaitait ses petits, mais elle produisait des aliments : autour de sa maison, elle entretenait un potager, un poulailler, une laiterie, une auge à cochons; elle pétrissait et cuisait le pain, elle préparait la soupe et les conserves pour l'hiver, elle était le premier médecin de la famille. Cependant, elle devait obéissance à son époux, seigneur et maître. S'il avait besoin d'aide, elle le suivait aux champs, même enceinte ou allaitant; si l'excès de travail provoquait le perte du fœtus ou du nourrisson, tant pis, elle serait bientôt à nouveau "grosse". Dans les couches supérieures, le mari n'aimait pas partager son épouse avec un nourrisson braillard et sale; aussi les dames de qualité recouraient-elles à des nourrices et à des bonnes d'enfants. Le père, doté de la puissance paternelle, régnait sur la famille, comme le Roi régnait sur ses sujets. Les féministes parlent de patriarcat , de domination masculine. La vie ici-bas était très dure, mais la foi en Dieu, l'espoir d'accéder post mortem aux béatitudes éternelles, aidaient les gens à accepter leur sort.

Ce fonctionnement a civilisé la famille occidentale pendant quinze siècles. Il est entré en déclin au cours du XVIIIe siècle, à mesure que la philosophie des Lumières s'est imposée. A cette époque, les conditions de vie se sont progressivement améliorées, grâce à des avancées techniques et scientifiques dans tous les domaines - l'agriculture, l'élevage, l'industrie, la médecine. L'idée de progrès ici-bas a pris naissance, ainsi que celle de bonheur ; le salut éternel a perdu de son prestige et l'emprise de l'Eglise s'est réduite. En même temps, l'individu a pris valeur en soi, au lieu d'être soumis à l'intérêt collectif. Les juristes ont inventé les "Droits de l'Homme", droits "naturels", qui appartiennent à tout être humain, du seul fait de son humanité : ce qui implique l'égalité entre eux, et la liberté pour chacun , c'est-à-dire l'abolition de toute hiérarchie autre que celle qui se fonde sur le mérite personnel. La Révolution française a tenté d'imposer ces principes. Mais les terribles dérapages qu'elle a connus - la Terreur - ,ont jeté une ombre sur l'idéal des Lumières. Les codes Napoléoniens ont étroitement borné la Liberté et l'Egalité, surtout aux dépens des filles d'Eve. La puissance maritale et la puissance paternelle ont été presqu'intégralement rétablies. A quelques exceptions près les femmes , parce qu'elles avaient encore beaucoup d'enfants, et parce que le mortalité infantile restait élevée, se sont laissé persuader que leur domaine d'intervention par excellence était la vie privée, que leur pouvoir propre était le pouvoir domestique, pendant que les hommes organisaient la vie publique. Aujourd'hui encore, consciemment ou non, bien des gens en restent là.

C'est seulement au cours du XXe siècle que les choses ont vraiment changé. Plusieurs facteurs y ont contribué. Pendant la guerre de 1914-1918, les femmes ont remplacé les hommes mobilisés, dans toutes sortes d'activités dont on les croyait incapables: elles ont pris confiance en elles-mêmes. Elles ont écouté plus volontiers les arguments des premières féministes, les suffragistes qui réclamaient, le droit de voter et d'être élues pour pouvoir changer le lois . Un autre facteurs majeur fut le progrès des sciences biologiques et médicales: les médecins de l'ère pasteurienne, ont su lutter contre les maladies infectieuses qui décimaient les jeunes enfants. La réduction de le mortalité infantile a permis aux couples de réduire leur fécondité, bien avant la pilule . Après la seconde guerre mondiale, la prospérité des "Trente glorieuses" (années 1945-1975) a offert aux femmes l'opportunité de "travailler" hors du foyer familial . Bon nombre d'entre elles, plus instruites que leurs mères, se sont engagées dans des métiers naguère réservés aux hommes. A la même époque la mise au point de contraceptifs très efficace a permis aux femmes de maîtriser seules leur fécondité.

Ces bouleversements ont transformé les relations entre les femmes et les hommes, entre les mères et les pères. entre les parents et la société. . L'Etat avait d'abord souhaité retenir les femmes au foyer en distribuant des allocations familiales. Mais la main-d'œuvre féminine, docile, capable, est très appréciée des employeurs. Les pouvoirs publics ont donc cherché à faciliter la vie des mères en emploi en ouvrant des crèches, et en facilitant le travail à temps partiel. De leur côté, les femmes, mères comprises , ont découvert les avantages du travail hors du foyer : elles y trouvaient une autonomie précieuse (pas seulement économique), une reconnaissance sociale, et aussi des relations personnelles souvent agréables Celles qui avaient de jeunes enfants ont eu recours à des gardiennes de jour, qu'on appelait encore "nounous", parce qu'on attendait d'elles l'équivalent des soins maternels. Entre les deux femmes, l'accord se faisait de gré à gré, sans contrat ni contrôle. La mère récupérait son petit tous les soirs et tous les week-end: elle prétendait ainsi rester mère à part entière sans quitter son travail . Mais c'était le plus souvent au prix d'une "double journée", à la fois épuisante et culpabilisante. Beaucoup ont adopté le travail à temps partiel. Mais du coup, leur rémunération se trouvait réduite, ainsi que leur pension de retraite: elles étaient pénalisées, sans avoir commis aucune faute. Elles ont fait appel au père de l'enfant. " Les nouveaux pères" se sont mobilisés avec entrain; mais à leur manière,dans certaines limites, sans se laisser domestiquer . Du reste bien des mères, consciemment ou non, restent très attachées à leur" pouvoir domestique", pouvoir sur les choses mais aussi sur les corps , pouvoir sur ceux que l'on nourrit et que l'on soigne. Et on ne peut oublier que la "libération sexuelle" a multiplié le nombre des mères qui élèvent seules leurs enfants.

Bref à la demande des parents et des mères elles-mêmes, les lieux d'accueil et les modes de garde des jeunes enfants se sont multipliés . A la même époque les sciences psychologiques connaissaient un essor sans précédent. Notamment la psychologie de l'enfant, la pédopsychiatrie , la psychanalyse révélaient la vulnérabilité du jeune enfant, et invitaient à veiller plus attentivement sur son éducation. Les avertissements des médecins du psychisme, se superposaient à ceux des médecins du corps L'Etat et les pouvoirs publics s'en sont émus. Soucieux de protéger à la fois les jeunes enfants et les personne qui se chargeaient de les garder, ils ont organisé les nouvelles professions . Les divers personnels des crèches - puéricultrices éducatrices et auxiliaires - doivent recevoir des formations appropriés , authentifiées par un diplôme. De même les gardiennes qui accueillent les enfants à leur propre domicile, doivent être agréées par la PMI, recevoir, elles aussi une formation, et se conformer à des règlements qui précisent leur rémunération et leurs conditions de travail . Ce qui signifie que les parents n'ont plus autorité sur les personnes à qui ils confient leurs enfants, alors même qu'ils les paient.. . Les parents, qui ne reçoivent aucune formation, risquent même de se trouver en situation d'infériorité par rapport aux spécialistes de l'accueil et de la garde. Qui décide? qui commande? . Les "spécialistes" qui élaborent les programmes de formation, s'en remettent à la SCIENCE ,qui, depuis la révolution pasteurienne, remplace la volonté divine .

Objections.

1. La science n'est rationnelle que si elle se remet chaque jour en question : celle de demain peut invalider celle d'aujourd'hui. C'est encore plus vrai pour les sciences humaines que pour les science dites dures, parce que chaque individu (en l'occurrence chaque enfant) est différent des autres, et change en grandissant.

2. Si les spécialistes définissent ce qu'est un bon parent, s'ils établissent un cahier des charges, les parents consciencieux risquent de vouloir respecter les consignes, plutôt que d'être attentifs aux besoins propres de leur enfant...

3. Enfin les spécialistes ont tendance à se méfier des sentiments. Depuis Freud, l'amour maternel est suspect: souvent abusif, sauvage, aveugle. Naguère, si on demandait à une femme pourquoi elle voulait devenir assistante maternelle, ou employée de crèche, elle répondait: "Parce que j'aime les enfants, je suis heureuse avec un bébé dans les bras". Cet argument n'est plus valable. Les professionnelles apprennent que donner trop d'amour aux enfants qu'on leur confie, c'est supplanter la mère, ce qui est inacceptable; elles exercent un métier, elles ne sont pas dans le rôle de parent. N'est-ce pas là un préjugé nuisible? . L'amour peut-il être de trop??? . Il faut réagir contre cette erreur . Prendre soin d'un petit enfant procure un épanouissement charnel et affectif intense. Pourquoi condamner, l'amour, alors que c'est le meilleur de tous les soins..

D'un autre côté, les jeunes parents, les jeunes mères demandent des directives. Jadis encadrées et conseillées par leurs aînées, elles attendent aujourd'hui beaucoup des gens réputés compétents. Il faut les habituer à prendre en compte leur expérience personnelle, et la singularité de leur propre enfant. Leur demander de contribuer à l'élaboration du savoir, et de mesurer les limites du savoir des autres. Il n'y a pas de science sûre, pas d'éducateur parfait, pas d'enfant parfait.

A la question posée par la revue SPIRALE, voici donc ce que je réponds. Les nouveaux lieux d'accueil de la petite enfance ne peuvent pas construire de nouvelles parentalités sans le concours étroit et permanent des familles. Ils ne sauraient être que des traits d'union entre les chercheurs en sciences humaines et l'expérience quotidienne des parents. En vérité il appartient d'abord aux parents eux-mêmes de construire leur parentalité personnelle, en relation avec leurs conditions d'existence, et surtout en relation avec le bonheur d'aimer et d'élever leurs enfants.

Pour finir je voudrais faire état d'une hallucination (d'une prémonition?) qui me hante parfois. Dans un siècle ou deux, affirment certains savants, les progrès des sciences biologiques et médicales permettront d'éviter aux femmes les épreuves de la grossesse et de l'accouchement : la fécondation in vitro produira des embryons en éprouvette; après sélection, ceux-ci seront couvés dans des récipients appropriés durant neuf mois; et ensuite sortis à terme dans les meilleures conditions . Les nouveau-nés, les jeunes enfants, seront soignés et élevés par des professionnels parfaitement compétents, en attendant que des éducateurs spécialisés prennent en main leur éducation . Quel soulagement pour les parents! Ceux-ci seront d'ailleurs peu nombreux. Car les progrès des sciences biologiques et médicales auront accru la longévité de notre espèce. Et pour éviter le surpeuplement de la planète, la procréation devra être réduite , conformément aux directives des démographes. On y va tout droit. Pourquoi pas? Je ne sais pas si ce sera "Le meilleur des mondes ". Pour l'historienne que je suis, ce sera une étape nouvelle dans l'histoire de l' humanité.

Yvonne KNIBIEHLER

VOIR LE PROGRAMME COMPLET DES JOURNEES SPIRALE : http://www.spirale-bebe.fr/monsieur_bebe/les_journees_spirale/journee_d_etude_avec_spirale_-_2015/4_programme.htm

 

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COLLOQUE SPIRALE à Toulouse

30 Mars 2015, 16:32pm

Publié par association Déméter-Coré

DEMETER-CORE vous donne rendez-vous à Toulouse, ce jeudi 2 avril.

Yvonne KNIBIEHLER intervient dans le colloque organisé par la revue SPIRALE et les éditions ERES. "la parentalité, une notion à déconstruire, des pratiques à construire"

"COMMENT NAÎT-ON MERE" ? voilà une question dont la réponse paraît simple ! chacun a sûrement la sienne mais... on gagne toujours à en savoir un peu plus pour mieux comprendre ce qu'on vit. La grande érudition d'Yvonne et son engagement dans la cause des femmes donneront un éclairage particulier à la maternité.

Quelques membres du bureau de DEMETER seront avec Yvonne pour présenter le livre collectif paru chez Erès en 2014 : QUESTIONS POUR LES MERES

Vous trouverez le  programme complet sur ce lien http://www.spirale-bebe.fr/monsieur_bebe/spirale_2_les_journees_spirale.htm

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ANNULATION 14 MARS

10 Mars 2015, 10:39am

Publié par association Déméter-Coré

Il y a parfois des embûches sur les chemins pourtant bien tracés ! Celui qui nous menait au débat du 14 mars s'arrête...

Nous avons dû ANNULER la conférence-débat "VIVRE ENSEMBLE : que peuvent les mères".

Mais aussitôt nous ouvrons un autre chemin !

Des articles seront mis en ligne prochainement sur ce blog. Nous espérons qu'ils susciteront vos réactions, commentaires... en attendant une prochaine occasion de débattre de vive voix.

VOUS POUVEZ RETROUVER  DEMETER à la Journée internationale de la femme organisée par la VILLE D'AIX, le 13 mars - Salle 300, Centre social, Château de l'Horloge.

Divers ateliers seront ouverts de 14H à 17H, sur le thème "ÊTRE FEMME EN 2015". L'atelier proposé par DEMETER s'intitule : "Elever un enfant, est-ce un travail ?", de 14H à 15H

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RV avec RADIO CAMPUS AIX EN PROVENCE

23 Février 2015, 21:47pm

Publié par association Déméter-Coré

RV avec RADIO CAMPUS AIX EN PROVENCE

Yvonne KNIBIEHLER sera l'invitée de RADIO CAMPUS  Aix, le  lundi 9 mars  à 18h, pour l'émission "l'interview du mois". 1 heure pour parler des femmes, des mères, de son travail de recherche historique, de ses convictions, de ses engagements militants, citoyens, de ses espoirs, etc...

Elle sera interrogée par Alessandra BLACHE, avocate, enseignante à la fac de Droit d'Aix mais aussi membre de DEMETER-CORE et co-auteur de "Question pour les mères" (Erès juin 2014). Dans cet ouvrage collectif, elle a présenté quelques extraits de son livre "Chronique d'une mère annoncée", publié en intégralité à compte d'auteur

Rediffusion le mercredi suivant (10h) et accès permanent par podcast.

POUR DECOUVRIR CETTE RADIO, belle initiative d'une équipe d'étudiants  : http://www.radiocampusaix.fr/presentation/
 

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